Comment créer un climat de confiance dans le cadre de communautés électroniques

Publié le par Dominique Hebert

Dans un ancien article de Meryem le Saget réalisé en mars 2001 pour la revue Carrières et Entreprise, j'ai retrouvé quelques règles qui me semblent importante pour créer un climat de confiance, que ce soit des groupes de travail qui se réunissent en présentiel ou des communautés virtuelles.

Au niveau des bonnes pratiques :

1. Partager l'information avec transparence. Faciliter l'accès de tous aux données importantes pour leur activité. Pas de code d'accès, pas de privilégiés, pas de tabous. La confiance se crée par la libre circulation de la ressource la plus essentielle au fonctionnement collectif.

2. Avoir à coeur d'être prévisible pour autrui. Rien de plus fatiguant que de travailler avec un collègue qui garde pour lui-même ses opinions, ses intentions, ses attentes et ses mobiles d'action. Une personne de confiance, au contraire, est ouverte, fiable, cohérente. Elle dit ce qu'elle pense, fait ce qu'elle dit, explique ses réactions, commente ses décisions. Est-on compréhensible et limpide pour ses collaborateurs ou au contraire compliqué, stressant, imprévisible ?

3. Parler avec franchise : dialoguer ouvertement, sans langue de bois, en abordant les vrais sujets. Sans oublier que la franchise se décline avec le courage de ne pas être brutal, afin de respecter ses interlocuteurs.


Du côté des pièges qui détruisent la confiance, les tentations sont nombreuses :

1. Ne pas honorer ses engagements : promesses non-tenues, retards fréquents aux réunions ou aux entretiens, non-respect des délais, négligence dans le suivi des missions confiées à d'autres, oubli de transmettre des informations, etc. Rien de tel pour casser un climat d'équipe.

2. Pratiquer le favoritisme : sait-on résister au plaisir de se confier plus volontiers à ceux que l'on apprécie et à la tentation de les privilégier dans nos actions ? La confiance se construit pourtant sur une base d'équité.

3. Critiquer quelqu'un derrière son dos en confiant son ressentiment à un tiers : cette "triangulation" est le poison de la vie d'équipe. La solution bien sûr est d'aller exprimer son différent en direct à la personne concernée. Mais on n'en a pas toujours ni la simplicité ni le courage. La sincérité des sentiments est bel et bien un art difficile, à pratiquer quotidiennement

Enfin n'oublions pas que la confiance se nourrit également de rires, d'échanges informels, de "discussions de café", de fun. Est-ce que l'on rit beaucoup autour de vous ? Est-ce que l'on se raconte des histoires avec bonne humeur ou bien le stress et la morosité ont-ils pris la place du plaisir ?

Publié dans Prospective

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assed 10/06/2007 10:37

Très interessante synthèse.Super article!